Les aides à la reconversion : un tremplin vers une nouvelle carrière

Face aux mutations du monde du travail et aux évolutions professionnelles, la reconversion est devenue un enjeu majeur pour les salariés et les demandeurs d’emploi. Pour accompagner ces changements de cap, diverses aides et dispositifs sont mis en place pour soutenir et faciliter ces transitions professionnelles. Cet article vous présente un panorama des aides existantes pour une reconversion réussie.

Le Compte personnel de formation (CPF)

Le Compte personnel de formation (CPF) permet à tout actif, salarié ou demandeur d’emploi, de cumuler des heures de formation tout au long de sa vie professionnelle afin de financer des formations qualifiantes. Le CPF est crédité en euros depuis le 1er janvier 2019 : il est alimenté chaque année à hauteur de 500 euros pour les salariés travaillant à temps plein (800 euros pour les moins qualifiés). Les droits acquis sont plafonnés à 5 000 euros (8 000 euros pour les moins qualifiés).

Pour mobiliser ses droits CPF, il suffit de créer un compte sur le site moncompteformation.gouv.fr et de sélectionner la formation souhaitée. Les formations éligibles au CPF concernent notamment celles permettant d’acquérir une qualification professionnelle reconnue.

Le Projet de transition professionnelle (PTP)

Le Projet de transition professionnelle (PTP), anciennement Congé individuel de formation (CIF), est un dispositif qui permet aux salariés de se former en vue d’une reconversion professionnelle. Le PTP est accessible aux salariés justifiant d’une certaine ancienneté (au moins 24 mois d’activité salariée, dont 12 mois dans l’entreprise actuelle).

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Le PTP donne droit à un congé spécifique pendant lequel le salarié reçoit une rémunération (même si elle peut être minorée) et bénéficie de la prise en charge des frais de formation. La demande de PTP doit être effectuée auprès de l’employeur au moins 120 jours avant le début de la formation pour les formations d’une durée supérieure à 6 mois, et 60 jours pour les formations plus courtes.

L’aide individuelle à la formation (AIF)

Pôle emploi propose une aide individuelle à la formation (AIF) pour les demandeurs d’emploi souhaitant se former dans le cadre d’un projet professionnel validé par leur conseiller. L’AIF peut prendre en charge tout ou partie des frais de formation, en complément des autres dispositifs existants (CPF, aides régionales…).

La demande d’AIF doit être effectuée par le demandeur d’emploi auprès de son conseiller Pôle emploi, qui étudie la pertinence du projet au regard du marché du travail et des priorités locales. Les formations éligibles à l’AIF doivent être inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou permettre l’accès à une habilitation réglementée.

Les aides régionales

Les régions sont également actrices de la formation professionnelle et proposent des dispositifs d’aide à la reconversion adaptés à leurs spécificités territoriales. Ces aides peuvent concerner les demandeurs d’emploi, les salariés en reconversion, les jeunes sans qualification ou encore les travailleurs handicapés. Les modalités d’accès et les montants des aides varient selon les régions et les publics visés.

Pour connaître les dispositifs existants dans votre région, il est conseillé de se rapprocher du Conseil régional ou d’un organisme dédié comme le Carif-Oref (Centre d’animation et de ressources de l’information sur la formation – Observatoire régional emploi formation).

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Les aides pour les travailleurs indépendants

Les travailleurs indépendants souhaitant se reconvertir peuvent également bénéficier d’aides spécifiques, notamment par le biais du Fonds d’assurance formation des non-salariés (FAF). Chaque organisme collecteur (AGEFICE, FIF-PL…) propose des dispositifs adaptés aux besoins de ses ressortissants : formations diplômantes, accompagnement à la création ou reprise d’entreprise, bilan de compétences…

Pour accéder à ces aides, il convient de se renseigner auprès de l’organisme dont relève l’indépendant en fonction de son activité (commerçant, artisan, profession libérale…).

Enfin, dans certains cas particuliers (licenciement économique, inaptitude…), les salariés peuvent bénéficier de dispositifs spécifiques tels que le Contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ou la Préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI), qui offrent un accompagnement renforcé vers la reconversion.

En somme, les aides à la reconversion sont nombreuses et adaptées aux différents profils et projets professionnels. Il est essentiel de se renseigner sur les dispositifs existants et de bien préparer son projet pour mettre toutes les chances de réussite de son côté.

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