Mobilité bancaire

Le 6 février, la loi macron a renforcé la mobilité bancaire. Les clients ne se sentiront plus pris en otages par leur banque

Si le pourcentage peut paraitre faible (à peine 60 % de personnes changent de banque au cours de leur vie),  il n’y a pas moins de 2 millions et plus de clients qui changent de banque de nos jours chaque année. Les clients sont de plus en plus exigeants, cherchent à faire de plus en plus d’économies, à disposer d’un maximum de services et ils sont habitués à changer. La portabilité en matière de téléphonie avait été le point de départ d’une grande révolution. La simplification de changement d’assureur lui avait emboité le pas et ce n’est pas tout. Aujourd’hui, ce sont les comptes bancaires dont on favorise la mobilité. Il faut dire qu’en matière bancaire, la spirale concurrentielle est forte, d’autant plus depuis l’émergence des banques par Internet qui ne cesse d’attirer de plus en plus de clients. Les banques commerciales traditionnelles doivent séduire, et au jeu de la séduction, il n’y a qu’un pas à franchir pour aller voir ailleurs.

Rien n’empêchait les clients de changer de banque, mais ce n’était pas chose aisée et pour cause. Ils devaient penser à tout et faire tout : changement de domiciliations, modification de tous les prélèvements, des virements, autant de choses qui en décourageaient plus d’un.

Désormais, le client est roi puisqu’il n’a plus à se préoccuper de toutes ces contraintes administratives. La nouvelle banque prend en charge ces corvées.

La mobilité bancaire dans les faits

Le client signe un contrat de mobilité avec sa nouvelle banque. Celle-ci fait donc le nécessaire auprès de tous les organismes et partenaires : de la facture de téléphone, à celle de l’électricité en passant par les impôts, elle se charge de tous les changements pour que les prélèvements suivent ainsi que de tous les paiements : employeur, caisse d’allocation familiale, sécurité sociale, complémentaire santé…

C’est une porte ouverte vers le changement que la loi Macron apporte. Les anciens n’auraient jamais imaginé changer de banque. Ils ouvraient un compte et le gardaient très généralement à vie. Pour sûr, dans le temps la fidélité payait, ou le croyait-on. Aujourd’hui ces principes se brisent au nom des bénéfices.

Il est vrai qu’on change de banque par intérêt généralement financier. Plus de 80 % des personnes interrogées l’affirment, leur motivation est la baisse des coûts.

Est-ce réellement une grande révolution pour les banques ?

Pas tant que nous pourrions l’imaginer puisque certaines avaient déjà mis en place des services équivalents pour se rendre plus attractifs et motiver des clients à venir chez eux. Les banques sont donc majoritairement prêtes à assumer leur nouveau rôle.

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